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Montréal, Québec, USA

Ça vous tente-tu de jaser de politique. Pis d’histoire ?

NON!? Ben là, attendez un peu. Bah, écoutez, si ça vous tente pas, c’est ben correct, v’là une photo de chat : http://gabinc.wpengine.com/p/Hoe/

Mais mettons que ça vous tente de jaser de politique, ben j’ai un sujet que j’ai le goût de jaser moi.

On revient un peu en arrière, ok ?!

1492, les Espagnols découvrent l’Amérique. Les Français pis les Anglais se disent : « Eille, si tu penses que tu vas faire le party sans moi » pis tout le monde débarque en Amérique et se pogne un chunk.

Les Français en haut. Les Anglais au milieu pis les Espagnols au sud. (Ça aime pas le froid des Espagnols).

Bon, jusque là, toute va ben (sauf pour les Indiens).

Quelques années plus tard, les Anglais se mettent à péter la gueule aux Français, toute va ben. (sauf pour les Français)

Pis après, tant qu’à y être, ils pètent la gueule aux Espagnols, toute va ben. (surtout pour les Anglais)

Faque les Anglais y’ont ben du fun à coloniser, à dealer, à exploiter, à
gouverner…à taxer.

Mais y’a un truc qui se passe à chaque fois qu’un pays est colonisé, après un certain temps, t’as pu d’appartenance au pays d’où tu viens. Regardez nous avec les Français. Te sens-tu Français toi? Pas tant hen… Un peu, tsé, y’a un fond qui reste, mais c’est justement ça le point : un peu, c’est pas assez.

Faque c’est arrivé aux Anglais, ils se sentaient pu Anglais, ils se
sentaient Américain. Oh, un nouveau concept :

« Je suis pas Anglais, mon grand-père est né ici, mon père est né ici, je suis né ici, j’irai jamais en Angleterre, moi, je viens de Boston. »

On appelle ça le patriotisme. Ça se définit comme « l’amour de son pays ».

Pis à chaque fois, y’a du monde qui feel pas de même pantoute. Ils aiment bien l’ancien concept eux :

« Je ne suis pas Américain, je suis Anglais et l’empire Anglais est le plus hot empire de l’histoire des empires. »

On appelle ça le nationalisme. Ça se définit comme « la haine du pays des autres ».

Retenez ben ça les amis, le patriotisme vs le nationalisme. C’est la plus vieille histoire de tous les temps. Elle est partout. Vercingétorix contre César. Les Américains contre les Anglais. La RDA contre l’URSS. L’empire contre la république. Darth Vader contre Luke Skywalker.

C’est une belle histoire. Sutout que les patriotes gagnent toujours. Pas le choix, c’est le futur le patriotisme. C’est le love. « Fais ce que tu veux chez vous, c’est ben correct, moi je vais gérer mes shits avec ma gang pis c’est ben correct de même. » Ça c’est plein de love. C’est bien différent de « si je fais pas ça dans ma ville, personne ne devrait le faire ».

Les Anglais pis les Américains se sont battus. Pis les Américains ont
gagnés. Pis après, l’idée, c’était justement de permettre à tout le monde de gérer sa shit chez lui, tsé question de pas faire les mêmes erreurs qu’ils ont fait en Europe, faque ils ont créés une gang d’états qui peuvent gérer leur shit eux même. C’est pour ça que c’est légal de fumer du weed dans le Colorado, mais pas dans le Wisconsin. Chacun gère sa patente comme ça lui tente. L’amour de son pays.

Pendant ce temps là, ici on s’est retrouvé à faire (ou se faire imposer, ça dépend à qui tu demandes) un pays avec ceux qui eux se sentaient Anglais. Le Canada. Mais, rappelle-toi le nationalisme, le Canada est basé sur ce concept-là. La haine du pays des autres.

Faque moi là, on jase, mais moi, je suis un patriote. Ma patrie, c’est
Marieville, c’est St-Jean, c’est Montréal. C’est de là que je viens. C’est là que je vais rester. Ça change pas que j’aime Québec, New York, Boston, mais je m’en fout qu’ils fassent ce qu’ils veulent dans leurs villes, je veux juste gérer les miennes comme ça me tente.

Faque, on jase là, mais tant qu’à décider de s’associer à une gang
d’anglophones pour faire notre pays, on serait pas mieux d’y aller avec ceux qui nous laisseraient gérer notre truc comme on veut? Je lance l’idée.

Montréal, Québec, USA

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Pourquoi c’est plat autour de Montréal?

Ça fait 35 ans que je promène en char entre Marieville, St-Jean-sur-Richelieu et Montréal. J’ai tout faite dans ces trois villes-là et comme je n’ai pas encore trouvé le moyen de me séparer en 3, ben j’ai fait la route 1 000 000 de fois entre les trois. (J’ai calculé, oui oui, 1 000 000 de fois ben pile.)

Mettons que comme route, c’est dur de trouver plus plat. Genre what-the-fuck-c’est-donc-ben-plat. Non mais check la photo. C’t’une belle photo hen? Ça paraît tu que je suis fier de ma photo? C’est plat hen! Alors, comme vous le savez, une de mes activités préférées est de lire toute la soirée sur Wikipedia pis vous raconter en québécois le fruit (bof) de mes trouvailles….

Faaaaaaaaaaaque laissez-moi vous raconter une histoire.

Dans l’temps là… Pas dans le même temps que je raconte tout le temps où y’avait des Français pis des Autochtones pis qu’y’avait pas encore d’Anglais. (Je l’aime ben ce temps-là). NON! Mon histoire, à s’passe pas dans c’temps là. À s’passe ben avant ça. Genre v’là 13 000 ans.

Dans ce temps-là, vois-tu, y’avait pas grand monde sur la Terre. Y’avait même pas 10 000 000 de personnes dans l’monde qui était dispersées sur tous les continents. Ça prenait pas grand temps swipper tout le monde sur Tinder mettons.

Dans ce temps-là, le pôle Nord c’tait pas comme aujourd’hui. C’tait pas un tit pôle hipster avec des petites jambes avec-pas-d’poil. C’était un pôle. Un vrai! La couche de glace était tellement grosse que même ta mère avait l’air petite à côté. Était tellement grosse qu’elle descendait jusqu’ici. Ça c’t’une couche de glace. Roule en char jusqu’au pôle Nord pour le fun, tu vas voir que c’était toute une couche de glace.

Pis un moment donné, y s’est mis à faire chaud. Oh yeah hen?! C’est le bon temps qui arrive. Les voisins qui pellettent la neige dans l’driveway pour qu’elle fonde plus vite. Le gros kit. La glace elle, elle a jamais ben aimé les party où c’est chaud, faque est partie avant le last call.

Mais c’te glace – là, elle avait tout un poids. Faque quand elle fond, y’a un phénomène qui fait que le bout où elle était avant, y’est un peu écrasé. Pis quand un bout est plus écrasé, y’est plus bas que le reste. L’eau elle, elle aime ben ça aller en bas, faque le bout écrasé, il donne un lac.

Plus à l’ouest, ça donné les grands lacs.

Ici, ça donné la vallée du St-Laurent.


Gab

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Nom du jeu : La vie

Nom du jeu : La vie

Nombre de joueurs : 7 125 000 000

But du jeu : accumuler du bonheur

Comment gagner : dans ce jeu, il n’y a pas de gagnant

Déroulement :

Les joueurs sont divisés sur la carte en équipes et chaque équipe est
composée d’un nombre de règles, de taxes et de pénalités.

Lorsqu’un joueur se trouve sur un territoire, il doit respecter les règles
de cette équipe au risque de se retrouver en prison et de perdre tous ses
points de bonheur.

Il est possible d’annexer un territoire et tous ses joueurs à l’aide d’une
guerre. Quoique ce ne soit plus tellement utilisé dans la nouvelle version
du jeu, l’ancienne version du jeu utilisait abondamment cette technique.

Pour chaque joueur, la partie commence à sa naissance, au niveau I. Chaque
joueur part avec un bonheur équivalent, mais le capital varie grandement
selon les équipes.

En allant à l’école ou en apprenant de nouveaux concepts, un joueur change
de niveau. Plus le niveau du joueur est élevé, plus il va accumuler du
bonheur et du capital rapidement.

Chaque joueur à besoin de capitaux pour subvenir à ses besoins et s’il en
reste, il peut échanger les capitaux restants contre du bonheur. Par
exemple, les voyages augmentent le bonheur mais réduisent le capital.

Le jeu se termine de manière aléatoire et les capitaux du joueur sont
distribués autour de lui.

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Mal à ma vie au Massif

Ça fait 35 hivers que je me dit que ça va être le dernier. Pis à presque chaque fois, je suis pogné ici.

Dans le temps, ma mère voulait pas que je parte : « 2 ans, c’est pas un âge pour aller passer l’hiver en Thaïlande! »

Astheure, c’est mes clients qui veulent rien savoir : « J’te paye pas de prix là pour aller passer l’hiver en Thaïlande! »

Mais m’man, client, sache que si un jour je t’abandonne, ce sera pour mieux revenir…la fin de semaine où on avance l’heure, celle qu’on vient de passer.

Non mais avouez, c’était la totale hen?! Racontez-moi donc ça eu l’air de quoi de votre bord. Quelqu’un…? Bon, vous êtes gênés, je vais commencer dans ce cas :

Le plan, c’était de monter à Québec vendredi, dormir là, partir tôt le lendemain matin, aller skier au Massif, revenir en fin de journée pour dormir à Québec samedi et revenir à Montréal dimanche.

C’est presque ce qui s’est passé… Presque.

Premièrement, deux garçons avec une belle énergie qui débarquent à Québec, ç’a soif. Ça oublie que ça ski le lendemain. Ça se fait une soirée commanditée par Pure Vodka.

Quand vient le temps de partir, si mettons un des garçon à particulièrement trop bu la veille, il vit pas un super moment. Mais, si mettons ce garçon là est moi, y chiale pas, y vit ça en dedans, mais sachez qu’il l’a pas facile. Je me serais pas levé pour beaucoup de raisons ce matin là, mais êtes-vous déjà allé skier au Le Massif de Charlevoix ? C’est MALADE! Je mets même pas de photo, je suis pas assez photographe pour rendre justice au paysage.

On s’est retrouvé une grosse gang à skier ensemble, et je voudrais taire la rumeur à l’effet que Phil ne sait pas skier. Il sait skier. Assez qu’il a reçu un compliment de qualité de la part de Chuck : « Tu skies comme un gars de Ville-Mo! ». Skier, c’est dans les tops-valeurs à Ville-Mo. Ça et fermer la clôture à l’halloween pour pas que les enfants de Parc-Ex traversent le mur.

On s’est retrouvé dans un chalet avec une gang trop cool à manger de la fondue. En passant, quand c’est un comptable qui fait le souper et qu’il dit que ça va être prêt à 19h30, c’est prêt à 19h30. « Si c’est un programmeur qui fait le souper ça va être 3 mois en retard et coûter le double! ».

On a pas abusé ce soir là, j’étais tellement fatigué que j’avais un filtre Instagram de mauvaise qualité devant les yeux, faque on s’est clanché direct à Hôtel Clarendon après le souper. Je veux leur donner du love pour l’upgrade de chambre. Ils ont tout compris que, dormir avec un bro, c’est ben correct…juste si c’est la dernière solution.

Pis dimanche, c’était le retour vers le café GAB en passant par les graphs de feu du festival MURAL pour apprendre qu’on a battu notre record samedi. YAY!

Le monde est beau au printemps. Pis on a des grandes fenêtres, faque si ça vous tente d’être beau devant le café gênez-vous pas, 4815A St-Laurent.

Il me restait que dévierger notre table de ping pong du coin et aller voir le bateau pour voir si tout est ok, mais ça, je vais y revenir.

Bon, êtes-vous dégênés là? Elle était comment votre fin de semaine finalement?

Love

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Après-ski

Fini de skier. Arrive au char. Enlève mes bottes…Tsé, ce-moment-là.

C’est juste tellement jouissif.

J’étais en train de vivre ce moment là, quand j’me r’tourne pis je remarque une gang d’ados dans un vieux char en train d’écouter de la muse pis de se fumer un gros bat…les fenêtres fermées.

Man, ça m’a tellement rappelé de souvenirs…

Annick qui se perd dans le massif pendant qu’on attend en bas. Les boys qui me font tellement rire que les genoux me lâchent. Plein de niaiseries de jeunes du secondaire que nous étions.

Ça finissait toujours pareil… Fumer un bat, dans un char, avec d’la muse.

J’étais en train de divaguer dans ma tête sur la vie, la jeunesse, le temps…Quand je me rends compte que j’étais en train de fumer un bat … dans un char … avec d’la muse.